
Le processus a été lancé lors de la réunion des
ministres des affaires étrangères français, italien,
espagnol, portugais, algérien, marocain, tunisien, libyen et mauritanien
(neuf pays à l’époque) qui s’est tenue le 10 octobre
1990 à Rome, et a été marquée par la Déclaration
de Rome.
Après une interruption, le processus a repris en 2001 à Lisbonne.
Depuis, ces rencontres régulières se tiennent à la fois
au niveau des ministres des Affaires étrangères et également
dans d’autres formats, puisqu’il y a des rencontres des ministres
de l’Intérieur, etc.
Ce processus regroupe désormais 5 pays européens du bassin occidental
de la Méditerranée (France, Italie, Espagne, Portugal et Malte)
et cinq pays de la rive Sud (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie).
Il existait au départ 4 dialogues 5 + 5 thématiques : Affaires
étrangères ; Défense ; Intérieur (sécurité)
; Affaires sociales.
L’idée d’un dialogue 5+5 Tourisme est née, en 2005,
de la volonté du ministre tunisien du tourisme, M. Tijani Haddad, attaché
à l’idée de pouvoir échanger sur les pratiques
touristiques. La France y a joué un rôle majeur.
La première conférence des ministres du tourisme des pays 5 + 5 s’est tenue les 4 et 5 mai 2006 à Hammamet et s’est soldée par la « Déclaration d’Hammamet », signée le 5 mai 2006 ; elle se réfère à la Déclaration du premier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays du bassin occidental de la Méditerranée qui s’est tenu à Tunis les 5 et 6 décembre 2003 invitant à « encourager les flux touristiques, à faciliter les échanges et la protection de l’environnement ». Dans cet esprit, les 10 pays participants ont déclaré, entre autres, leur engagement à adhérer aux principes de développement durable et de préservation de l’environnement dans la région de la Méditerranée occidentale.
La deuxième conférence des ministres du tourisme des pays 5
+ 5 s’est tenue les 15 et 16 mai 2008 à Ajaccio, sous la présidence
d’Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé
du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du
Tourisme et des Services, l’organisation étant de la responsabilité
de la Direction du Tourisme, sous l’autorité de Michel Champon.
Deux thèmes avaient été mis à l’ordre du
jour : « le tourisme culturel, l’héritage méditerranéen
», introduit par Rémy Knafou et « le tourisme nautique
», introduit par Robert Lanquar.
Des contributions ont été apportées, pour le premier
thème par Nathalie Marthe-Bismuth, Directrice générale
d'IGN France International, sur le portail Internet de l’Institut Géographique
National, ainsi que par Antoine Paucot, PDG d'IKHAR, sur l’évolution
récente des attentes et pratiques des clientèles du tourisme
culturel ; pour le deuxième thème, François Weil, Président
de France Ferries et Croisières, a présenté les transformations
récentes de ce marché, tandis que l’amiral Tandonnet,
préfet de la Méditerranée, abordait la question de la
sécurité maritime en Méditerranée.
Le principe d’un forum fermé à très faible effectif
a favorisé un dialogue direct entre tous les participants, avec des
discussions plus ouvertes qu’attendu, servies par la qualité
des personnes présentes, à l’instar de l’ouverture
d’esprit et de la connaissance des dossiers du ministre marocain, M.
Mohamed Boussaid, ou de l’éloquence et de la remarquable hauteur
de vue du ministre algérien, Chérif Rahmani, en charge de l’aménagement
du territoire, de l’environnement et du tourisme.
Ce forum s’est soldé par la « Déclaration d’Ajaccio
», adoptée au terme de dix versions successives… (la septième
ayant été rédigée entre minuit et une heure du
matin) :
Voir
la déclaration d'Ajaccio